Structure du séminaire l’Identification (Lacan)

Premier groupe de leçons 1 à 7 (15 nov 61 au 17 janvier 62)

Il y s’agit de l’identification inaugurale du sujet au signifiant. Sujet de pure différence. Sujet comme effet de signifiant. Le trait, la sérialité comme centrale.

La fin de la leçon 8 du 17 janvier 62 comme pivot, traitant du sujet comme racine de moins un.

Positionnement du sujet par rapport à la genèse même du signifiant, c’est à dire à l’effet de sens.

Le sujet engagé dans la parole projette derrière lui cette lecture du trait unique, unaire, à jamais refoulé….c’est l’expression de la métonymie initiale et l’effet de sens qui en résulte. Il n’y a plus qu’effet car le sens lui-même, le vrai, est perdu/enfoui….d’où la négation comme support du sujet, sujet comme issue du trait perdu : racine de moins un.

Les leçons 9 à 14 (24 janvier au 21 mars 62) traitent de la fonction de l’objet a dans l’identification du sujet.

Objet a : objet du désir. Y sera évoqué et travaillé la figure topologique du tore.

Sujet comme racine de moins un, comme coupure, s’origine, s’enracine dans la disjonction entre (a) et (-a).

C’est là que l’identification a à se faire avec quelque chose qui est objet du désir.

Sujet comme (-1) (28 fev 62), Retour à la deuxième identification freudienne (identification régressive au trait unaire) : identification au trait unaire comme manquant, passage de la norme à la vertu de l’exception.

La structure du sujet comme celle d’un tore, corps torique (7 mars 62)

Le sujet identifié :

- à l’être privé : (leçons 21 fevrier au 14 mars 62) : sujet comme -1 importance fondatrice de l’exclusion initiale. Sujet comme (-1), sujet du tour non compté, sujet rejeté, verworfen, exclu de ce tour initial, c’est à partir de là qu’il viendra à se constituer comme objet du désir.

à l’être frustré (leçon du 14 mars 62) : sujet comme racine de moins un, sujet parlant qui essaie par la demande de faire passer ce qu’il en est de l’objet de son désir, qui essaie d’obtenir du grand Autre la satisfaction de son désir (c.a.d. ce qui ne peut être demandé, ça tourne en se répétant).

Par l’embrassement des tores, est figurée la dépendance des rapports du sujet à l’autre, impasse du névrosé, née du nœud de la frustration : le désir de l’un est demande de l’autre et vice et versa. Nécessaire discordance, l’objet (a) lui-même comme tel est l’effet de l’impossibilité de l’autre de répondre à la demande car le sujet n’est pas enveloppé dans un tout, dans une sphère.

un pas de plus et c’est l’être castré. Castration qui va constituer comme tel le sujet dans le désir.

Dans le champ du signifiant  il faut que le sujet soit représenté par un représentant représentatif : il doit être exclu du champ pour y intervenir, c’est l’ex-sistance du sujet, la poignée torique dans la sphère : impossible d’isoler l’intérieur de l’extérieur du sujet par rapport au grand Autre, la duplicité de la position de sujet est radicale.

Enfin la seconde moitié des leçons, de 15 à 26 (du 28 mars au 27 juin 62) évoque les figurations du huit intérieur et du cross cap

Passage du tore aux deux tores embrassés et au huit intérieur (représentant le point irréductible du croisement des deux trous centraux des deux tores) au cross cap incluant ce point irréductible au sein de son volume unique.

Le phallus, donné pour médium entre demande et désir,

Phallus, pivot, point tournant de la constitution de tout objet comme objet de désir,

Il incarne le désirant, représenté par la coupure de la bande de Moebius : soit  une double coupure, recoupement de la coupure sur elle-même (puisque la bande de Moebius elle-même est coupure) : un huit inversé,

le phallus point double et simple à la fois, symbolisant l’introduction de l’objet a dans sa duplicité (a et –a).

Le cross cap comme supportant la structure du désir dans sa fonction organisatrice.

L’identification fonction du huit intérieur / phallus se réfère au troisième mode d’identification freudienne : le sujet se constitue comme désir.