Texte sur un atelier….pelottes

Je me réfère à ce moment d’atelier avec les jeunes.

Chacun équipé de sa pelote, pelote pour langage : chaque adresse à l’autre se fait avec lancée et échange de pelote, le lien crée le lien….les liens vont produire tissage, réseau.

Le lancé c’est l’erre. L’erre d’un sujet qui s’ose à l’ouvrir.

Erre de la pelote, son errance concrète, sa trajectoire.

Erre de la métaphore à travers les mots qui lancent, qui sont lancés.

Erre du sujet pris dans le jeu du lien, errance, erreurs de tir, voyage imaginaire et symbolique.

Il se fabrique de l’entre. De l’entre ces erres. Du trans. Comme une transe, jubilatoire

Transfert à l’œuvre,

Le trans-faire, trans-f-erres produit un réseau, un tissage posant et nouant ces errances successives…écriture, marque de fabrique de ces échanges, dépôt, précipitation.

Le tissage se fait avant même les mots.

L’errance des pelotes précède les sons.

Le tissage est posé, déposé sur la table, il faudra même le coincer, le retenir pour l’entretenir.

Ils la coincent et ils la tiraillent…

ils en cherchent le sens…

l’ex-sistence des sujets tournent autour de cet objet noué de toutes part, troué de toutes part,

Alissa coupe, violente, ces liens insupportables

Coupe, fait coupure,

La coupure dira-t-elle qu’il en est du sujet ? (qu’il en naît du sujet ?)

Effet de sujet comme coupure

Violence, agression et destruction de l’environnement.

Alissa ex-siste, et naît par effraction.

….découpe et mise en boule, chiffonnage, passage de l’imaginaire au symbolique.

Cette boule chiffonnée deviendra….. la mémoire vive de l’ordinateur….

On est en pleine lalangue, lallation et jubilation : le langage s’y pétrie en se mélangeant aux expériences corporelles / jouissance corporelle et aux équivoques.

En référence à votre nespace Lacan…j’y entends, j’y lie, j’y relie

Lalangue qui introduit la question du savoir faire avec la langue, et l’homéomorphisme du langage, de l’espace et du temps :

Les mots sont dits, dans le lieu commun et partagé et dans le temps de l’atelier : les mots sont les maux lancés, les pelotes jetées dans l’espace de la pièce et dont les fils sont noués. Les mots, lalangue, jubilation du jeu et jouissance corporelle, les mots font équivoques, les pelotes dans l’errance et dans leurs retombées spatiales et temporelles…les fils s’emmêlent, le réseau Païdos est bien là symbolisé.